C'est en juillet 1888 qu'est inaugurée la ligne de chemin
de fer à voie métrique reliant Saint-Georges-de-Commiers à La Mure (SG – LM). Ce réseau a
une vocation essentiellement industrielle, le transport du charbon, produit sur
le plateau matheysin, vers la plaine.
Le choix d'implantation de la gare de départ et d'arrivée du réseau est donc lié aux « correspondances » possibles avec le réseau PLM* qui dessert la ligne Grenoble-Veynes. C'est donc à proximité immédiate de la gare PLM (actuelle gare du chemin de fer de La Mure) que sont construits les quais, les ateliers d'entretien, les garages, les entrepôts de stockage du charbon ainsi qu'un quai de transbordement permettant le transfert mécanique du charbon des wagons houillers SGLM vers la rame PLM, devenue SNCF en 1938.
En 1988, la majeure partie des installations houillères est détruite, le Chemin de fer de La Mure ne transportant plus le charbon, désormais acheminé par la route. Néanmoins, le SGLM trouve dans l'activité touristique une nouvelle vocation. Il nous reste donc aujourd'hui l'ensemble des installations historiques du réseau, nécessaire à son fonctionnement : les ateliers d'entretien, la forge, la menuiserie, etc. que l'on distingue sous les toitures en shed de la gare SGLM.
Pour l'heure, on ne visite pas les ateliers.
* PLM : compagnie des Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée.
Pour en savoir plus sur l'histoire du Chemin de fer de La Mure : présentation de matériels sur les voies de la gare de la Mure et exposition à l'intérieur de la gare.
L'exploitation
industrielle du charbon débute au XIXe siècle, principalement autour
du bassin de La Motte-d'Aveillans.
Le produit des concessions était alors acheminé vers des installations de
surface construites sur le site du Pontet.
Alors qu'en 1903, les premiers essais d'électrification de la ligne de chemin de fer ont lieu entre La Motte-les-Bains et La Motte-d'Aveillans, la Compagnie des Mines de La Mure saisit l'opportunité de cette « houille blanche » produite à faible coût, à proximité immédiate du carreau, pour électrifier ses installations. L'électricité arrive ainsi dans les galeries le 12 janvier 1903 pour assurer l'éclairage, le fonctionnement des générateurs et tous les besoins de force (treuillage, ventilation, traction, etc.).
Si l'ensemble des installations minières a été détruit, il demeure quelques vestiges de cette histoire, composée de belles entrées de galeries en pierres maçonnées ou encore de l'édifice public des « Bains-Douches ». C'est autour de cet ensemble que s'est constitué le Musée souterrain - La Mine Image. Né des témoignages et de la volonté d'anciens mineurs, l'histoire technique de l'exploitation y est évoquée à l'appui d'un parcours aménagé dans d'anciennes galeries souterraines.
La Mine Image – Musée souterrain – 38770 La Motte-d'Aveillans – 04 76 30 68 74
